comme je l'ai déjà dit à certains d'entre vous, je fais partie d'une équipe qui monte un jdr (jeu de role) sur le net ^^
un Back Ground consiste à écrire l'histoire d'un personnage, peuple, nation... aussi pour un avant goût et pour avoir votre avis voici certains de mes textes et ceux de Marcheterre ^^
Quand Sindari déposa ses lèvres sur les landes abruptes du monde, dénuées de toute vie, la nature se propagea, dévorant le sol pauvre, pour le recouvrir d'une végétation encore à l'état de foetus, regorgeant de vitalité divine. Et lorsque la déesse retourna aux cieux, l'endroit où elle avait baisé la terre était devenu le berceau de vie d'un unique arbre.
Cet arbre poussa, grandit, fleurit, et la végétation avec lui, poussa, grandit, fleurit. Il crut jusqu'à une hauteur démesurée ; et la végétation, avec lui, crut en de verdoyantes plaines, prairies, forêts.
Cet arbre immense dominait la forêt dans laquelle il se trouvait.
Lorsque ses premières fleurs apparurent, au solstice d'été, la terre elle même se recouvrit de fleurs pour la première fois, et des multitudes champs de coquelicots, marguerites, boutons d'or et capucines tapissèrent le sol.
Puis, il s'arrêta, et ne donna nul signe de vie durant une année entière. Une année entière où la végétation fut livrée à elle même et grandit à son propre rythme, plus bercée par la poussée du vent et de Sol que par celle rapide du Grand Chêne. Cette année fut également celle de Ulinari, où les créatures se développèrent, et apportèrent la vie sur Aeltorn.
Puis, lorsque le solstice d'été revint, une multitude de petits écrins floraux s'ouvrirent sur le Grand Chêne, la moitié étaient roses, l'autre moitié bleu roi. Disposée aléatoirement sur les branches de l'arbre souverain, elles apportaient beauté et élégance à sa froide sagesse.
De ses fleurs, naquirent les faeries.
Des hautes branches, sortirent les premières fées, certaines des fleurs rose fushia, donnant naissances aux fées féminines, et d'autres des fleurs bleues roi, donnant naissance à la gent masculine des fées. Celles-ci incarnaient une grâce, une agilité remarquable, et leurs sourires apportaient la joie et le bonheur dans les lieux où elles passaient. Elles avaient l'apparence de petites femmes ou hommes, dotées de majestueuses ailes de papillons, leurs couleurs chatoyantes changeant de l'une à l'autre.
A peine née, les faeries quittèrent le cercle de protection qu'avait instauré leur dieu arbre, afin qu'elles dispersent dans le monde le mode de pensée de leur dieu, oeuvrent à sa tâche, c'est à dire apporter la joie, le bonheur, et la bonne humeur sur ce monde encore triste, que sa touche divine allait égayer. Ses armes était sa race, et il allait rendre ce monde tel qu'il devait l'être: un monde magnifique de part sa végétation, et baignant dans un bonheur absolu.
Ainsi s'explique la multitude de petits éclairs colorés qui illuminent nos terres et le respect qu'on les hommes à l'égard de ces êtres si fragiles.
Généralement peu versées dans le commerce, les fées se sont rendues maîtresses de l'art de la médecine, de la création et de l'enchantement, préférant la magie à toute autre forme de lutte, exerçant finement leur esprit dans une philosophie de la vie à cueillir un peu plus tous les jours et où chaque être dissimule en lui du bon comme du mauvais qu'il faut savoir accepter. L'accès au Bonheur en est la seule condition.
Cette philosophie leur fait voir le monde à travers des yeux d'enfants espiègles, tantôt calmes tantôt passionnés.
Cette passion se reflete étrangement dans leur cérémonie du miel. En effet, le miel tout comme le pollen est un élément vital pour la fée, âme de la nature. Cette cérémonie consiste en un hommage au Dieu arbre. une coupe en feuille de rose, qui a reçu la rosée du matin est rempli du miel produit par la première abeille de ce jour. Le miel est ensuite versé sur l'écorce vigoureuse du Dieu arbre pour le fortifier et le nourir. Il apporte ainsi au peuple des fées sa protection et sa sagesse millénaire. Toutefois, il n'est pas rare de voir un petit doigt se promener sur le miel pour y tracer des runes anciennes de divination, et succomber au plaisir sucré de lécher le miel répendu sur ceux-ci. cette cérémonie ets également un éloge envers Sol car la couleur du miel rappelle son aura divine. Les fées sont ainsi une création qui touche à la verticalité, à l'horizontalité et aux profondeurs des mondes: céleste, terrestre et souterrain.
comment pourraient-elles faire germer autants de petites graines sinon?
Nombre de petits mortels ont rêvés le soir d'en voir une se pencher à se fenêtre comme à son berceau, car les fées sont porteuses de tous les dons.
Mais les fées sont également respectées par d'autres races, telles les elfes, hauts elfes, demi elfes et homme chats. Ils reconnaissent en ces petites créatures un lien proche de celui des dryades avec la nature et une connaissance remarquable pour de nombreux filtres. C'est heureux, car pour les fées, en dehors du dieu arbre qu'elles baptisèrent Ha haru et de sa région, il n'existe nul endroit qui soit connu comme leur lieu d'origine et leur esprit vif et curieux les poussa d'autant plus à parcourir la terre. Elles entretiennent ainsi généralement de bons rapports avec les autres races dites bénéfiques, et apprécient la solitude réservée des demi elfes, l'astuce des homme chats, le courage des hommes et la noblesse des elfes. Très liées avec leurs cousins les lutins, et les kenders, les fées sont un autre versant du bien, milieu précis entre les combattant de la Grande Guerre et la neutralité des sages centaures qu'elles consultent parfois.
Mais les fées connurent, outre ces faits, leur propre heure de gloire lorsque, courageuses, elles proposèrent leur aide pour la Grande Guerre.
Délaissant leurs existence paisible et ritualisée par Sol et Ha haru, et se rendant bien compte que leur taille empêchait tout « grand combat », surtout face aux mâchoires des sauriens, arc des gobelins et autres armes sanguinaires à leurs yeux, elles utilisèrent leurs esprits à la place de leur bras et se tinrent en recul, là où nulle flèche ne pouvait les atteindre, elles et leurs ailes fragiles, prêtes à dresser un champ de protection autour des guerriers qui devraient éventuellement faire retraite.
Elles n'eurent pas à le faire, fort heureusement.
Certaines d'entre elles s'épuisèrent à soigner les combattant et Anel'na, une simple fée, fut la première à donner sa vie pour sauver le roi des hommes, grièvement blessé. Elle devint une légende et le signe de l'abnégation la plus totale que l'on devait attendre de chacune des créatures de ce monde.
Ce jour là, le dieu arbre frémit et on dit qu'il pleura des larmes d'une sève ardente, meurtris par la mort de l'une de sien et touché par ce message qu'elle avait, selon les veux de son dieu, put transmettre.
Peu après, les fées s'en retournèrent à leur mission et à leur caractère itinérant, simple et chaleureux, aidant les abeilles et les papillons au Printemps à charrier le pollen, petites mains vertes de la nature et ange gardiens de toute scréatures qu'elles pouvaient soigner ou aiguiller car les fées connaissent de nombreux secrets.
Aujourd'hui, le peuple des fées est dirigé par un être noble et sage pour son jeune âge : Mithron, héritier d'une haute lignée dont le sang se mêlait à celui d'Anel'na.
Ses pouvoirs sont grands et dans les heures noires qui surgissent aux frontières de ces terres, il saura faire face, sa fière couronne de branches fleuries recouvrant un savoir inégalé.
Il comptera sans doute sur le peuple préservé des fées, sa multitude et sa rapidité insaisissable, sa finesse naturelle, mère de la subtilité, de la malice et du souffle vitale qui émane de ces petits être à la lumière si douce et qui peuvent être parfois si agaçantes, touchantes.
Sûrement aura-t-il raison... ©